Therapiesquantiques
THÉRAPIE SPIRITUELLE ET PSYCHOTHÉRAPIE

Dr. Daniel Benor

http://www.WholisticHealingResearch.com

Le Dr Benor est un psychiatre d'origine anglaise qui vit et travaille actuellement dans la région de New York. Il a mis en place en 1988 en Grande Bretagne, puis sur un plan international, un réseau appelé Doctor-Healer-Network (DHN) qui réunit thérapeutes, médecins, infirmières, praticiens de médecine alternative, religieux, etc. Vous trouverez toutes les informations sur son travail dans le site (en anglais) noté à l'en-tête.

Extrait du journal AIPS n° 1, 1994
Traduit de l'anglais

Note préalable du traducteur : le mot "healing" a été traduit dans le texte par "guérison". Il n'y a en fait pas d'équivalent français à ce mot qui englobe divers actes de guérison, mais est souvent utilisé dans le langage courant pour désigner les soins par magnétisme. Nous avons également traduit le mot "healer" par "guérisseur", bien que ce mot ait souvent une connotation péjorative dans les milieux médicaux.

Les guérisseurs spirituels sont connus pour avoir apporté des cas inhabituels de guérison à travers l'histoire. Jusqu'à récemment, la médecine moderne n'a considéré de tels cas qu'avec un grand scepticisme. Ils les ont souvent attribués à des réactions placebo, à des rémissions spontanées de symptômes de maladies ordinaires ou de symptômes "hystériques", voire même à de naïves exagérations ou à un charlatanisme délibéré.

En tant que médecin spécialiste en psychiatrie, ayant également de l'expérience dans le domaine de la recherche, ma propre impression était également, jusqu'à ces dix dernières années, que de tels cas relevaient simplement de phénomènes décrits ci-dessus. Lorsque j'exprimais cette opinion avec conviction à un ami, il me défia en demandant : "as-tu jamais observé un guérisseur ("healer" en anglais)?". Je dus admettre que non. Ce qui a suivi de cette discussion a changé le cours de ma vie professionnelle et personnelle.

Je fus introduit auprès d'Ethel Lombardi, guérisseuse américaine dans la tradition du Reiki. Elle m'invita à observer son travail sur Jerry, un jeune homme d'environ vingt ans qui avait une tuméfaction sous son mamelon droit. Je l'examinais avant le traitement, trouvant une tuméfaction d'un ou deux centimètres, de consistance ferme et caoutchouteuse, plus adhérente que ce que j'aurais aimé voir dans une lésion de ce genre, et très sensible.

Ethel l'a allongé sur une table et a commencé par imposer ses mains plus en regard des chakras (centres énergétiques le long de la ligne médiane du corps) que sur la lésion elle-même. Après quelques minutes, Jerry avait des larmes ruisselant sur son visage. "Vous avez quelque affaire inachevée ("unfinished business") avec votre père, n'est-ce-pas?", dit-elle (j'étais surpris de cela, parce que Jerry n'avait pas dit un mot sur la cause de ses larmes). Il acquiesça de la tête, et commença à sangloter lourdement. Ethel leva la tête vers moi et cligna de l'oeil, comme pour dire : "voyons si vous pouvez faire mieux, Monsieur le psychiatre! " .

Après qu'il eut pleuré un quart d'heure, elle continua son imposition de mains, en lui disant : "laissez l'amour et la guérison remplacer la souffrance que vous avez libérée".

Après un autre quart d'heure, elle déclara le traitement complet et m'invita à l'examiner à nouveau. Je fus stupéfait de trouver que la lésion avait rétréci d'un centimètre, était souple, non adhérente, mobile et indolore. J'étais plus ennuyé par le fait qu'elle n'avait ni clarifié le pourquoi de ses sanglots, ni parlé avec lui de toutes ces sensations qu'il avait ressenties.

Cette histoire a inauguré une étude sur la thérapie spirituelle qui s'est poursuivie pendant ces douze dernières années.

En tant que psychothérapeute, j'étais surtout intéressé par l'effet d'une thérapie spirituelle sur les problèmes émotionnels et psychosomatiques. Les guérisseurs que j'interrogeais me rapportaient souvent que les gens ressentent généralement une relaxation profonde lorsqu'ils reçoivent de tels soins. Les patients soupirent souvent, rougissent, bâillent et s'enfoncent dans leurs chaises, parfois même s'endorment. Les douleurs d'origines diverses sont souvent soulagées - parfois instantanément, plus souvent progressivement. Les blessures enterrées depuis des années dans l'inconscient sont spontanément libérées. L'intégration du matériel libéré selon ces méthodes est beaucoup plus rapide et moins traumatique que ce à quoi l'on pourrait s'attendre au vu de l'intensité des réactions observées. Je trouvais difficile d'évaluer la crédibilité à accorder aux cas rapportés par des guérisseurs qui n'avaient pas été formés à la psychothérapie. "Après tout", raisonnais-je, "ils pourraient être induits en erreur par des réactions placebo ou par l'une ou l'autre des "objections" sceptiques mentionnées ci-dessus.

LES RÉACTIONS INITIALES

Il me fallut deux ans de dialogue avec des guérisseurs, tout en observant certains de leurs traitements, et en revoyant la bibliographie des recherches effectuées avant de m'aventurer à explorer le développement de mes dons propres de guérison. J'étudiai le Reiki et les méthodes enseignées par Ethel Lombardi, le toucher thérapeutique tel qu'il est enseigné par Dolories Krieger, Ph.D., RN, et Dora Kunz, et la méthode méditative développée par Lawrence Le Shan et enseignée par Joyce Goodrich, Ph.D.. Au cours de ces dix dernières années, j'ai intégré ces méthodes intuitives de guérison et d'autres dans ma pratique de psychothérapie.

Au début, il m'était difficile de m'autoriser à être un simple observateur des effets de mes traitements de guérison. J'avais été élevé dans une société matérialiste sans en être conscient et avais été totalement endoctriné à la faculté de médecine dans la croyance selon laquelle la science occidentale a le dernier mot concernant les explications des problèmes physiques et psychologiques. Ce qui se passe quand je travaille en guérison n'entre dans aucun des paradigmes conventionnels.

Ma plus grande difficulté dans les premiers jours était de lâcher mes habitudes de raisonnements d'analyse linéaire de ce que ce j'étais en train de faire pour permettre à la guérison de survenir. J'étais toujours aussi curieux de comprendre la guérison, mais à chaque fois que je rentrais dans le processus de pensée, le processus de guérison s'arrêtait. J'avais à apprendre à suspendre mon interrogation jusqu'à ce que la guérison soit terminée. La guérison "se produit". Ce n'est pas quelque chose que je fais. C'est une de caractéristiques de la guérison qui la rend difficile à accepter par des scientifiques conventionnels. Ils aimeraient voir la guérison comme un traitement par massage, qui peut être appliqué à volonté ou pendant un temps délibérément limité, d'une façon régulière, contrôlée. La guérison n'est simplement pas cela. Elle semble survenir quand un certain ensemble de conditions sont réunies, mais il nous reste encore à identifier tous les facteurs en jeu. Probablement, même si nous réussissions à les identifier pour la plupart, il nous serait encore difficile de contrôler beaucoup d'entre eux.

La guérison est un état d'être dans lequel l'esprit est centré, ou focalisé sur l'intention d'aider une autre personne. Il implique une acceptation inconditionnelle, une conscience aimante de la personne avec laquelle on est. Il amène à sentir qu'on fait partie d'un plus grand "tout" - une conscience cosmique, transpersonnelle. C'est cette dimension qui permet de donner à l'acte de guérison son nom de "guérison spirituelle".

Les gens que je traite et moi-même sentons fréquemment chaleur et picotements quand je tiens mes mains sur une partie du corps qui semble avoir besoin d'être traitée. Ces sensations peuvent suggérer un transfert d'énergie qui se produirait entre nous.

J'ai aussi développé une sensibilité de mes mains vis-à-vis de telles sensations, et peux " balayer " le champ énergétique qui entoure le corps d'une personne et ainsi identifier les régions qui ont besoin d'être traitées. D'autres guérisseurs, plus sensibles, peuvent percevoir ces champs d'énergie sous forme de halos visuels colorés, l'aura, autour d'une personne. A partir des diverses strates de couleurs, ils peuvent identifier l'état physique, émotionnel, mental et spirituel du patient qu'ils examinent. Ils observent également les changements dans l'aura des gens qui sont traités.

On ne peut pas être psychiatre et ne pas se questionner soi-même quand on a eu de telles expériences. Je me suis fréquemment demandé à moi-même : "Est-ce que j'imagine tout cela? Est-ce que je tombe dans des idées mégalomaniaques, en croyant que je peux aider une autre personne sans intervenir sur le plan physique ou social?". Et ainsi de suite. Dans ces moments-là, je retombe dans le besoin de rechercher des évidences sur l'effet de ces thérapies.

VOIES DE RECHERCHES

J'ai été surpris de trouver que les 155 études contrôlées publiées sur la guérison constituait un corps de recherche plus vaste que ce qui a été rassemblé pour la plupart des autres thérapies complémentaires combinées (à l'exception de l'hypnose et de la psychoneuroimmunologie), malgré les préjugés des services de rédaction des journaux médicaux pour ce genre de sujet obligeant à une grande rigueur dans l'exécution de ces recherches, avec groupes de contrôle et analyses statistiques. Plus d'une douzaine d'études présentées comme thèses de doctorats n'ont pas été publiées, la plupart venant d'infirmières pratiquant la guérison par le toucher thérapeutique aux U.S.A.. Ces recherches ainsi que d'autres rapports sont résumés dans un ouvrage de quatre volumes que j'ai écrit sur le sujet, intitulé "Recherche sur les phénomènes de guérison : Médecine Energétique Holistique et Spiritualité", publié en 1992 chez Helix Verlag GmbH de Munich.

Les dissertations doctorales sur la guérison de l'anxiété et de la douleur sont pour moi d'un grand intérêt.

Patricia Heidt, Ph.D., RN, a étudié le toucher thérapeutique (TT) pour le traitement d'états anxieux chez des patients hospitalisés pour des raisons cardio-vasculaires (les psychologues savent bien qu'on trouve régulièrement des patients anxieux dans les unités de cardiologie; ils sont supposés se reposer pour récupérer de maladies qui menacent leur vie - tout en étant accrochés à des panneaux de moniteurs qui clignent et sonnent, périodiquement interrompus par les visites d'urgence des "équipes-catastrophes" quand quelque chose ne va pas chez l'un des patients de l'unité!).

Certains patients dans l'étude de Heidt recevaient des impositions de mains, des traitements TT, tandis que d'autres avaient un traitement TT mimé par une infirmière faisant en silence du calcul mental afin d'éviter d'entrer dans un "état de guérison". Des réductions hautement significatives du niveau d'anxiété furent ressenties par ceux qui recevaient le TT, et les différences dans les scores d'anxiété de ceux-là et du groupe de contrôle furent également statistiquement significatives.

Janet Quinn, Ph.D., RN, répéta l'étude ci-dessus avec une variante. Elle s'arrangeait pour que le traitement TT soit donné avec les mains près du corps des patients, mais sans contact direct. Là encore, des effets hautement significatifs ont été retrouvés avec le TT, en comparaison avec les traitements simulés.

Elisabeth Keller et Virginie Bzdek ont étudié l'efficacité du TT dans les traitements de céphalées de tension. Des patients qui avaient souffert de céphalées et n'avaient pas pris de médicament pendant au moins les quatre heures qui précédaient l'étude, reçurent soit un traitement TT, soit un traitement TT simulé. Des réductions significatives immédiates de la douleur furent retrouvées dans le groupe TT par rapport au groupe TT simulé. Quatre heures après le traitement, les différences entre des groupes n'étaient plus significatives. Cependant, quand les chercheurs sortirent de l'étude les participants qui avaient pris un médicament contre la douleur (50% des TT simulés contre 15% des TT véritables), une différence significative fût là encore trouvée en faveur du TT. David Dressler a développé une "technique manipulative par toucher léger" (LTMT) pour la manipulation spinale, qui s'est avérée hautement efficace pour les douleurs du cou et du dos. Il trouva que "l'attitude mentale du praticien est cruciale". Ce qui est réellement nécessaire est de laisser la sensation du bout des doigts toucher légèrement le rebord osseux (de la colonne vertébrale) comme une feuille délicate flottant dans une piscine calme, suivant un mouvement de dérive, influençant aussi peu que possible sa direction." "En laissant cela se faire, l'attention du praticien est absorbée dans la sensation du bout des doigts, dans une conscience silencieuse, avec le moins possible de pensées et de volonté.

Pendant le traitement, de la chaleur ou des picotements peuvent être sentis par le praticien ou le patient. Dressler ressent que le LTMT active les possibilités de guérison propres du patient.

Ces études m'aidèrent à avoir confiance en mes expériences de guérison, ainsi que les nombreuses études qui montrèrent les effets sur des problèmes somatiques humains (incluant lésions cutanées, hypertension, soins de maladies coronaires), ainsi que sur des animaux, plantes, bactéries, levures, cellules cultivées en laboratoire, enzymes et eau. Sans ce support à mon interrogation linéaire conventionnelle, j'aurais pu vaciller et cesser de m'autoriser à poursuivre l'expérience de donner des soins de guérison au cours de mes psychothérapies.

Je trouve que la guérison est particulièrement utile dans ce que j'appelle les "méta-émotions". Ce sont des anxiétés liées à des problèmes sous-jacents, par exemple quand les gens disent : "si cette tension continue, je vais devenir fou!". Ou bien dans les cas de dépression, quand les gens disent : " je ne vois aucune sortie de ce trou noir de désespoir. Je pourrais aussi bien en finir pour toujours!".

La guérison allège aussi les anxiétés qui surviennent au cours de catharsis émotionnelles, quand les blessures enterrées depuis longtemps reviennent à la surface consciente avec toute l'intensité des réactions traumatiques initiales.

La guérison, par les procédés décrits ci-dessus, paraît raccourcir le temps nécessaire à une appréhension conscience des problèmes sous-jacents. En diminuant l'anxiété, la thérapie aide les gens à avoir plus d'énergie pour faire face à leurs problèmes.

L'inverse est aussi vrai. La psychothérapie, dans ma pratique, aide des gens à intégrer les catharsis émotionnelles et les traumatismes longtemps enterrés que la guérison et la psychothérapie ont amené à la surface.

ENCORE DES QUESTIONS ?

Je suis intrigué par les pratiques de guérisseurs tels qu'Ethel Lombardi qui laissent le seul traitement par guérison venir à bout des libérations émotionnelles. Je ne sais pas si c'est aussi efficace que ma voie de thérapie. C'est peut-être fonction du niveau et de l'intensité des pouvoirs de guérison de chaque thérapeute. Je suis cependant ennuyé que, d'une certaine manière, une personne puisse être laissée avec des problèmes non résolus ou avec des leçons non comprises. De telles questions méritent évidemment une étude sérieuse.

Les gens me demandent souvent : "quels genres de problèmes physiques peuvent être soulagés par la guérison?". La guérison spirituelle peut être avantageusement proposée pour le traitement de patients qui ont beaucoup de problèmes pour lesquels la médecine conventionnelle ne peut offrir qu'un soulagement limité. Les gens atteints de maladies telles que l'arthrite, l'asthme, le syndrome de fatigue chronique, la sclérose en plaques, le cancer et bien d'autres encore peuvent en bénéficier. Les douleurs et d'autres symptômes peuvent être soulagés. Je considère cependant qu'un conseil psychologique ou une psychothérapie peuvent également rendre service tant aux patients qu'à leurs familles. La guérison facilite aussi la résolution des conflits familiaux.

Le Royaume-Uni est au premier plan mondial dans le domaine de l'intégration de la guérison spirituelle à la médecine conventionnelle. Il y a maintenant des praticiens en chirurgie générale travaillant avec des guérisseurs rémunérés par le service national de santé. Beaucoup plus de médecins adressent leurs patients directement au cabinet de guérisseurs. Certains médecins développent leurs propres dons de guérison et peuvent obtenir le financement d'enseignement post-universitaire en participant à des ateliers officiellement reconnus. Des guérisseurs travaillent régulièrement dans les hôpitaux dans des centres pour la douleur, le cancer, et les maladies cardiaques.

Un réseau de médecins-guérisseurs ("Doctor-Healer Network") est en train de se mettre en place, avec cinq groupes régionaux associant guérisseurs, médecins, infirmières, autres professionnels de santé, spécialistes en thérapie complémentaire et membres du clergé qui se retrouvent tous les trois ou quatre mois pour parler de leurs patients (souvent ceux qui sont traités par le médecin-guérisseur correspondant), aussi bien que de leurs questions théoriques et personnelles, ou pour présenter des démonstrations de méthodes de guérison. Cela créé un lieu de rencontre et de ressourcement utile pour partager les informations et s'informer des progrès dans l'intégration de la guérison à la médecine conventionnelle. Le Bulletin du réseau des médecins-guérisseurs ("The Doctor Healer Network Newsletter") partage l'expérience de guérisseurs et médecins entre les groupes affiliés et avec d'autres personnes intéressées par la guérison du corps, des émotions, du mental et de l'esprit.

La guérison spirituelle rend les gens conscients des significations plus profondes de la maladie, qui peuvent ainsi souvent en venir à la psychothérapie par la suite. La maladie peut être une communication de l'inconscient d'une personne qui permet d'amener à sa conscience différents conflits intérieurs ou vieilles blessures ainsi prêts à être libérés. La maladie peut être un moyen de communiquer avec les autres, tel qu'un besoin d'amour et d'attention, ou une réaction au stress. La psychothérapie peut alors aider les gens à se retourner vers les causes-racines de leurs maladies.

Références

T. Dethlefsen and R. Dahlke - The Healing Power of Illness - Element, 1990
Dressler David - Light-touch manipulative technique - Journal of Alternative and Complementary Medicine, 1990, 8(4), 19-20
Heidt Patricia - Effect of Therapeutic Touch on the Anxiety of Hospitalized Patients - Nursing Research, 1981, 30(1), 32-37 (19)
Keller, Elizabeth and Bzdek, Virignia M. - Effects on Therapeutic Touch on tension, headache, pain - Nursing Research, 1986, 101-104
Krieger D. - Therapeutic touch : How to Use your Hands to Help or Heal - Englewood Cliffs, NJ, Prentice-hall, 1979
Quinn Janet - An Investigation of the Effect of Therapeutic Touch, Without Physical Contact, on State of Anxiety of Hospitalized Cardiovascular Patients - Unpublished Ph.D. Thesis, New York university, 1982
Quinn Janet - Therapeutic Touch as energy exchange : replication and extension - Nursing Science, Quarterly 1989, 2(2), 79-87
http://essence-euro.org/journal/net/archives/092000/articles/21092000_1.html